Destruction des stocks

D’après la Campagne Internationale pour l’Interdiction des Mines Antipersonnel (ICBL),
les Etats détenaient plus de 200 millions de  stocks de mines en 2004.

Par ailleurs, d’importantes quantités de mines sont aussi conservées par des pays non signataires de la Convention  tels que les Etats Unis,
la Russie, la Chine, le Pakistan etc.
Ces stocks de mines détenus par un certain nombre de pays  peuvent constituer un grave fléau pour l’humanité et une menace pour la paix dans le monde.
Aussi leur destruction est-elle encore à l’ordre du jour.  

En effet, conformément aux dispositions de la Convention d’Ottawa, ‘’chaque Etat partie s’engage
à détruire tous les stocks de mines antipersonnel dont il est propriétaire ou détenteur
 ou qui sont sous sa juridiction ou son contrôle,
ou à veiller à leur destruction, dès que possible,
et au plus tard quatre ans après l’entrée en vigueur de le présente Convention pour cet Etat partie.’’

De même pour  des problèmes de sécurité publique les Etats doivent procéder à la destruction de  leurs stocks de mines et
de REG pour être sûr qu’ils  ne seront pas utilisés à d’autres fins.
En termes de bilan, 113 pays ont satisfait à cette exigence depuis l’entrée en vigueur de la Convention le 1er mars 1999.
En ce qui concerne le Sénégal, il s’est acquitté de cette obligation et ne dispose plus, en conséquence, de dépôt de mines.

Quoique la Convention interdise aux pays de produire, d’utiliser, ou de transférer les mines antipersonnel,
 il convient toutefois de rappeler qu’il est permis la conservation ou le transfert d’un certain nombre de mines antipersonnel,
pour la mise au point de techniques de détection de mines, de déminage ou de destruction des mines et pour la formation à ces techniques.
Le nombre de ces mines ne doit cependant pas excéder le minimum absolument nécessaire aux fins susmentionnées.

La destruction de ces engins requiert une technologie spéciale dont la plupart des pays contaminés ne disposent pas.

C’est pourquoi, la Convention exhorte les Etats qui en ont les moyens  d’assister  ceux qui ont des difficultés pour  remplir cette obligation.

Les Normes Internationales de Lutte Antimines (NILAM) définissent la destruction des stocks comme <b« une opération visant à réduire les stocks nationaux de façon continue ».
Aussi, pendant l’opération de déminage, toute mine trouvée doit être détruite le jour  même ou dans les plus brefs délais.

A défaut de le faire, il faut placer les mines dans un  endroit sûr. L’activité de destruction se fait de façon transparente pour favoriser la confiance auprès des acteurs de l’action  antimines.
Les IMAS exposent largement sur les techniques de destruction des stocks de mines antipersonnel et des restes explosifs de guerre.